• Quand on parle de regrouper les budgets, regrouper les achats, à la base c’est pour pouvoir négocier plus en quantité mais avec la même qualité et non pas plus en quantité avec moins de qualité.

    Pour les fournitures scolaires où des économies de 20 000€ ont été réalisées cela ne semble pas avoir été le cas.

    D’autant plus qu’avant le regroupement des communes la dotation par enfant de la commune ou pas était de 50€ à Marnand et qu’aujourd’hui, elle est de 35€ pour tous les écoliers de la commune nouvelle uniquement.

    C’est le même principe que pour les impôts locaux ou la dette, tout est lissé sur les 5 communes déléguées.

    A plusieurs reprises, dans l’émission sur RVR et lors de la présentation des vœux, M. Mercier a vanté les bienfaits de la mutualisation affirmant le succès qu’en regroupant les achats, de fortes économies de gestion avaient été faite sur le matériel.

    Par contre rien sur la mutualisation des employés municipaux et de leur devenir. Dans l’objectif là aussi de faire des économies sur le budget de fonctionnement, le remplacement du personnel partant à la retraite est-il prévu poste par poste ou l’idée de remplacer 1 employé sur 2 sera-t-elle appliquée ?

    En effet, penser ou faire croire qu’en regroupant les 5 communes, il suffit d’additionner le travail à faire dans chaque commune et pour y répondre d’additionner le personnel est FAUX.

    Regrouper 5 communes c’est multiplier de façon exponentielle le travail à réaliser en terme de gestion administrative par le personnel du secrétariat, la gestion de l’entretien par les cantonniers…

    Le regroupement des communes a-t-il été pensé et évaluée avec la mise en place de moyens humains supplémentaires comme cela a été le cas pour la police municipale qui intervient maintenant sur les 5 communes ?

    Toutes ces questions n’ont fait l’objet d’aucune déclaration ou interrogation des élus actuels alors que nous parlons là de conditions de travail d’hommes et de femmes qui gèrent au quotidien notre commune et nos communes déléguées.

    C’est pourquoi, pour notre collectif, il est essentiel de se préoccuper de leur charge de travail, de leur condition de travail et de leur avenir dans cette nouvelle organisation administrative et juridique.

    Nous nous engageons si, au terme de l’élection municipale nous sommes majoritaires à maintenir le nombre de poste actuel de personnel municipal et à étudier en fonction de la charge de travail les possibilités de création d’embauches.

    L’autre question que nous nous posons et que nous devons partager avec ce personnel, c’est comment ont-ils été consultés en tant que salariés sur ce regroupement car ils ont subis 2 fois cette décision anti démocratique sans être préparer à ce changement, d’abord en tant que salariés et ensuite en tant que citoyens.

    Ils ont dû gérer un double changement au niveau personnel et au niveau professionnel avec toute l’inquiétude que cela engendre.

    Quel choix ont-ils pu faire pour intervenir dans tel ou tel domaine ou service, à quel poste, dans quelle mairie ? A quelles habitudes de travail, à quelle autonomie dans le travail, à quelles collègues, à quelles relations avec les habitants ont-ils dû renoncer …

    Pour le collectif « vivre ensemble » le personnel municipal est la cheville ouvrière, le pilier, le ciment de ce qui constitue la mise en place de l’action municipale. Les oublier et ne pas les associer seraient une grave erreur et un manque de respect.







  • Madame, Monsieur,

    Dans un article récent paru dans le journal "Le Progrès" le 25 novembre dernier Monsieur Mercier s'exprime à nouveau sur la question des "emprunts toxiques" du Conseil général du Rhône.

    Nos Collectifs pour un Audit Citoyen de la Dette Publique de Lyon et des Monts du lyonnais ont tenu à cette occasion à rappeler un certain nombre de faits que Monsieur Mercier oublie de mentionner (concernant sa responsabilité dans cette affaire) et un certain nombre d'informations qui montrent que le problème est loin d'être résolu (contrairement à ce qu'affirme Monsieur Mercier).

    Les Collectifs pour un Audit Citoyen de la Dette Publique de Lyon et des Monts du Lyonnais continueront de dénoncer toutes les tentatives visant à masquer l'impact réel de ces emprunts toxiques dans les budgets des établissements publics ou des collectivités territoriales.

    Cette démarche est conforme à leur objectif de porter à la connaissance de tous la responsabilité des banques ayant organisé des opérations spéculatives au détriment du bien public, afin que les citoyens n'en supportent pas indûment les conséquences.

    Les Collectifs pour un Audit Citoyen de la Dette Publique s'inscrivent ainsi dans les initiatives de justice fiscale que réclament les Français.

    Nous espérons que vous vous ferez l'écho de notre position qui rétablit la vérité sur ce dossier sensible.

    Nos collectifs citoyens restent à votre disposition pour discuter plus à fond de ces questions.

    Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées.

    Pour les CAC de Lyon et des Monts du Lyonnais,



    Jean-Jacques LACROIX

    lacroix.jean-jacques@wanadoo.fr


  • Emprunts toxiques :

    Les « Collectifs pour un Audit Citoyen de la dette »

    de Lyon et des Monts du Lyonnais

     

    répondent

    à l’interview de Mr Mercier du 25/11/2013 dans « Le Progrès »



    Lorsqu’il était interrogé, en 2010, sur d’éventuels « emprunts toxiques » souscrits par le Conseil général du Rhône, Monsieur Mercier, alors Président de cette assemblée départementale, minimisait tellement cette question que cela revenait à faire croire qu’aucun prêt de ce type n’avait été souscrit dans le Rhône !

    Il parlait à l’époque d’un ou deux emprunts qui auraient été souscrits pour un montant maximum de 150 millions d’euros.

    Aujourd’hui, après de multiples questions posées (et longtemps restées sans réponse) par une partie de son opposition et par nos collectifs citoyens, Monsieur Mercier (voir article du « Progrès » du 25/11/2013) affirme que ces prêts « se montaient à 600 millions d’euros et que leur poids dans la dette du Département était de 92 % » !!!

    Quelle incohérence et quelle légèreté pour une gestion qui se prétend rigoureuse !

    En réalité le rapport de la Chambre régionale des comptes concernant les finances du Conseil général (remis en juillet 2013) constate que « la situation a abouti, début 2008, à ce que 80% de l’encours soit ainsi composé de produits structurés soit plus de 426,72 millions d’euros avec notamment une part de l’encours des produits indexés sur des parités de change de 51%. Cette situation a résulté d’une absence d’évaluation des risques ainsi que celle de conseils extérieurs autres que DEXIA jusqu’en 2008 » (page 60 du rapport).

    Ainsi, après avoir quasiment nié l’existence du problème en 2010, Monsieur Mercier en vient à déclarer maintenant que c’est pratiquement toute la dette du Conseil général qui était potentiellement toxique.

    Mais, dit-il, maintenant la question est résolue (ou va l’être en 2014) puisque sur les 600 millions d’euros d’emprunts toxiques (chiffres cités dans l’article du 25/11/2013) il n’en resterait plus que 233 millions.

    Miracle de la gestion nébuleuse conduite par Monsieur Mercier !

    En fait, obligé de répondre aux critiques de plus en plus précises dont sa gestion était l’objet, Monsieur Mercier a dû, dans un premier temps, reconnaitre l’ampleur du problème puis dans un deuxième temps conduire une politique de « renégociation » de ces emprunts auprès des banques (dite « gestion active de la dette », terme inventé par les banques elles-mêmes pour mieux accentuer leur emprise sur les collectivités locales).

    Cette « renégociation » conduite depuis 2011-2012 sur plusieurs emprunts « s’est traduite par l’augmentation de l’endettement global alors que cela n’était pas indispensable en regard des besoins réels d’emprunts nouveaux » (extrait du rapport de la Chambre régionale des comptes page 75). Ainsi, l’encours de la dette du Conseil général est passé de 642 millions d’euros en 2009 à 758 millions d’euros en 2013 : beau résultat de « gestion active » !

    A travers ces « renégociations » le Conseil général a réussi à éliminer quelques emprunts structurés parmi les moins toxiques en payant diverses indemnités aux banques (ce qu’oublie de dire Monsieur Mercier dans ses déclarations au « Progrès ») : 39 millions d’euros d’indemnités ont été payés au titre de 2012 et 30 millions au titre de 2013, sommes auxquelles il faudrait ajouter le surcoût des intérêts (liés à ces « renégociations) qui seront versés aux banques par le Conseil général suite à l’allongement de certains prêts … soit au bas mot près de 100 millions d’euros de surcoût payés par le budget du Conseil général.

    En fait ces « renégociations » (qui coûtent beaucoup d’argent aux contribuables) n’existent pas vraiment puisqu’elles consistent simplement à racheter au prix du marché le coût des indemnités que les banques exigent pour permettre au Conseil général de se « libérer » de ses emprunts toxiques.

    Dans ce cadre, le Conseil général n’a que le choix entre plusieurs options qui aboutissent au même résultat pour les banques (rachat du contrat au prix du marché) :

    • Soit versement d’indemnités de sortie du contrat ;

    • Soit recapitalisation d’indemnités (c’est-à-dire souscription d’un nouveau prêt ne correspondant pas à des besoins réels);

    • Soit allongement de la durée des prêts « renégociés » (ce qui augmente d’autant les intérêts versés aux banques) ;

    • Soit un panachage de ces trois « solutions » comme cela a été le cas pour les « renégociations » conduites en 2012 (emprunts 680 et 694 souscrits auprès de DEXIA, emprunts 641, 695 et 684-2 souscrits auprès du Crédit agricole) et en 2013 (emprunts 676 et 677 souscrits auprès de DEXIA).

    En conclusion, la gestion « en bon père de famille » conduite par Monsieur Mercier s’est traduite par :

    • Un poids colossal des « produits structurés » dans l’endettement départemental, au moins jusqu’en 2011 ;

    • Un surcoût excessif de « renégociations » bidons pour se sortir au plus vite de la situation à haut risque ainsi créée qui a alourdi l’endettement départemental au détriment des services offerts au public.

    « On n’a jamais emprunté à des banques norvégiennes ou d’autres pays. Et l’actionnaire de DEXIA est l’Etat … » dit Monsieur Mercier dans l’article du 25/11/2013.

    On se demande bien ce que les Norvégiens viennent faire dans cette galère !

    En effet, le Conseil général n’a pas emprunté aux Norvégiens qui n’ont rien proposé, il a emprunté à des banques privées (françaises ou belges) des prêts toxiques (ce qu’il n’était pas obligé de faire) notamment à DEXIA, dont l’Etat n’était pas actionnaire à l’époque contrairement à ce que raconte Monsieur Mercier. Cette banque privée a sombré dans les turpitudes des multiples spéculations qu’elle a (mal) réalisées et, depuis, dans le cadre de son démantèlement l’Etat français (de même que l’Etat belge) s’est cru obligé de garantir ces prêts spéculatifs toxiques (que Monsieur Mercier s’était empressé d’acheter pour le compte du Conseil général du Rhône). De plus l’Etat français a dû investir à nouveau pour créer une nouvelle banque de financement des prêts aux Collectivités locales. Tout cela Monsieur Mercier feint de l’ignorer.

    Ainsi les spéculations de DEXIA et la gestion aventureuse d’élus comme Monsieur Mercier ont conduit l’Etat à payer (et à travers lui les contribuables) les conséquences du naufrage de DEXIA, puis à mettre en place un fonds d’aide aux Collectivités locales victimes de cette banque (comme l’a été le Conseil général du Rhône), fonds dont Monsieur Mercier prétend qu’il serait, aujourd’hui, la solution au problème, qu’il a contribué à créer en souscrivant ces prêts toxiques !

    Or la capacité de ce fonds, dont la création est prévue à l’article 60 de la loi de finance 2014, est extrêmement limitée : environ 100 millions d’euros par an pendant 15 ans, sachant que les indemnités de remboursement anticipé des emprunts toxiques les plus sensibles représentaient un total de 4,180 milliards d’euros au 30 juin 2013. Les 1,5 milliards d’euros du fonds ne couvrent donc que 36 % de ce total.

    Monsieur Mercier veut nous faire croire que le Conseil général du Rhône va bénéficier de ce fonds ; c’est très peu probable. En effet le coût de sortie (c’est-à-dire le montants des indemnités à payer aux banques) des emprunts toxiques restant à la charge du Conseil général (que Monsieur Mercier estime à 233 millions d’euros – somme qui reste à vérifier -) est vraisemblablement à lui seul plus important que le montant du fonds annuel mis en place par l’Etat.

    En réalité ce fonds, sous-calibré par rapport aux besoins, (le montant des emprunts toxiques est estimé à 10 milliards d’euros pour l’ensemble des Collectivités locales) ne pourra venir en aide qu’aux petites Collectivités locales victimes de ces arnaques.

    Ainsi Monsieur Mercier n’a que deux solutions pour se sortir du bourbier dans lequel il s’est volontairement mis :

    • Soit « renégocier » au frais du contribuable la sortie de ces 233 millions d’euros d’emprunts toxiques, ce qui risque de coûter à peu près autant en indemnités de sortie ;

    • Soit attaquer la banque prêteuse en justice, comme l’assemblée départementale en a décidé en mars 2013, ce que Monsieur Mercier semble ne plus envisager maintenant.

    Cette deuxième solution est la seule réaliste pour sortir par le haut de l’impasse dans laquelle nous a conduit la gestion nébuleuse de Monsieur Mercier.

    Dans l’article du « Progrès », Monsieur Mercier laisse entendre que l’article 60 mettrait un terme aux actions en justice. Cette affirmation est contestable à plusieurs titres. Tout d’abord, il faut rappeler que l’article 60 n’a été examiné à ce jour que par l’Assemblée nationale et n’est pas encore passé devant le Sénat. Ensuite, en l’état actuel des choses, la collectivité qui ne souhaite pas avoir recours au fonds de soutien conserve la possibilité d’agir en justice. Et si d’aventure l’article 60 était voté, une action en justice resterait possible. En effet, une analyse approfondie des décisions de justice permet d’établir que la mesure législative de « validation » de l’article 60 constitue une violation de droit manifeste qui peut être contestée avec de grandes chances de succès. Trois moyens peuvent être invoqués pour soulever un motif d’inconstitutionnalité : l’absence d’un intérêt général suffisant et distinct des intérêts privés, une atteinte substantielle au droit d’exercer un recours effectif devant une juridiction, enfin le fait que l’acte validé contrevienne à un principe de valeur constitutionnelle sans que l’intérêt général (de rang constitutionnel) visé par la validation soit établi


  • AUX RACINES DE THIZY-LES BOURGS

    Le Haut-Beaujolais, un pays « sans histoire » ? Rien de plus faux. Bien que laissé aux marges des grandes recherches archéologiques qui ont marqué les plaines de la Loire et de la Saône tout au long des XIXème et XXème siècle, la région de Thizy se retrouve aujourd’hui au cœur de recherches prolifiques qui démontrent la présence de l’homme depuis la préhistoire, au Néolithique, à l’âge du Bronze, à l’époque celtique puis gallo-romaine, au Moyen-âge. La commune nouvelle de Thizy-les-Bourgs est particulièrement riche de ces traces, puisque traversée par une voie plusieurs fois millénaire qui permettait la liaison de la Saône et de la Loire à un point où ces vallées sont très proches. La présence de l’homme, à travers les âges, a laissée de nombreuses traces, souvent enfouies, parfois encore visibles en surface. S’il était un site archéologique emblématique du Haut-Beaujolais, ce serait bien celui du Bois-Durieux à Mardore, un camp occupé au moins depuis l’époque gauloise, puis autour de l’an Mil, par un château en terre et en bois dont les vestiges impressionnent aujourd’hui encore les archéologues les plus aguerris. Aux pieds du Bois-Durieux, les curieux découvrent un pont mégalithique très ancien, unique dans la région. Partout autour, à Mardore, à La Chapelle, à Marnand et à Bourg-de-Thizy, champs et forêts livrent à l’œil avisé les traces de nos ancêtres, sous la forme de haches en pierre polie, de pointes de flèches, de poterie celtique, de monnaies romaines. A n’en pas douter, les anciens Hommes se sont plu dans nos collines : ils sont venu, ils ont chassé, défriché, épierré, mis en culture, façonné le paysage que l’on connaît aujourd’hui : le terroir de « l’entre Reins et Trambouze », c’est leur héritage. Certains ont construit des châteaux, d’autres des abbayes. Tous sont nos ancêtres d’une certaine manière, par l’ADN de la terre. Les vestiges qu’ils nous on laissé méritent d’être connus, protégés et mis en valeur, avant qu’il n’en reste plus rien.

    Il est grand temps de faire cette prise de conscience. A l’heure où partout en France les grands travaux sont précédés d’une expertise archéologique, et parfois de fouilles visant à étudier ce qui va être détruit, on ne peut plus accepter qu’à Bourg-de-Thizy le développement économique se fasse sans respect de nos racines. Ce sont des méthodes d’un autre temps. Là, à la ZAC des Granges, on détruit impunément, depuis 2009, un site archéologique extraordinaire pour notre communauté, un village gallo-romain dont les racines remontent avant la conquête des Gaules, un site qui a livré des traces de la présence humaine depuis trois, peut-être quatre mille ans ! Ici se trouve un village-étape, un petit bourg antique qui accueillait les voyageurs dans la rude traversée du Beaujolais. Ici ont vécu des aubergistes, des artisans bronziers, forgerons, verriers, des producteurs de tuiles « romaines », ici on a bu du vin italien tiré de grandes amphores. Qu’on se le dise, le patrimoine ne peut plus passer à la trappe au prétexte du développement économique : l’archéologie fait le lien entre le passé et notre avenir, car c’est en préservant nos racines, une Histoire commune, des traditions qu’on cimente une communauté. A l’heure où l’archéologie préventive concilie enjeux patrimoniaux et économiques, en libérant à l’issue des fouilles les terrains destinés à être construits, en permettant ce progrès économique tout en préservant les traces du passé, battons-nous pour une fouille de sauvetage à Bourg-de-Thizy ! Car ces vestiges archéologiques que l’on détruit, on les soustrait à l’intérêt des générations futures, on leur vole leur passé. Ne prenons pas cette responsabilité.

    Pour ne plus entendre dire « qu’il n’y a rien » ici, il ne faut plus répéter les erreurs du passé ; que serait notre commune nouvelle si Thizy n’avait pas perdu son château (l’un des plus puissants de France d’après les textes), si Bourg-de-Thizy avait gardé son église romane (l’une des plus belles de la région), si le patrimoine industriel textile était traité comme il se doit ? Mettons en valeur notre patrimoine, préservons nos racines, allons de l’avant forts d’un ciment protecteur : celui de notre histoire commune.


  • TAXE D’HABITATION 2013/ AVIS D’IMPOSITION 2012





    Lecture de sa feuille d’imposition :



    Madame, Monsieur,



    Vous avez dû recevoir votre avis d’imposition 2013 et marquer les changements suivant :

    « il n’est pas possible d’éditer l’évolution de vos cotisations »

    Ceci s’explique tout simplement par le regroupement des communes pour donner naissance administrativement et juridiquement à Thizy les Bourgs depuis le 5 Janvier 2013.

    Le comparatif avec les taux d’imposition de chaque commune déléguée ne peut donc être fait que commune par commune avec les taux appliqués sur l’avis d’imposition 2012.

    C’est ce que le collectif » Vivre ensemble » va tenter de vous expliquer=, commune déléguée par commune déléguée.

    Tout d’abord, il convient d’expliquer que la taxe d’habitation est calculée selon 4 parts 

    • La part communale

    • La part syndicat des communes

    • La part intercommunalité

    • La part taxe spéciale d’équipement:

    En fonction des différentes parts, un taux d’imposition en pourcentage est appliqué ainsi qu’une base nette d’imposition.

    La base nette d’imposition est le résultat du pourcentage indiqué en face de la ligne « personne rang 1 ou 2 » ou « personne rang 3 et + », appliqué à la valeur locative

    Ceci signifie que vous pouvez avoir soit le % qui augmente, soit la valeur locative soit les 2. Vous pouvez donc avoir un même pourcentage et voir votre taxe d’habitation augmenter quand même si la valeur locative augmente. C’est ce qui s’est passé depuis plusieurs années.

    Le taux d’imposition était resté identique mais la valeur locative avait augmenté donc votre taxe d’habitation aussi.



    Maintenant voici les taux TAXE D’HABITATION harmonisés appliqués en 2012 :

     

    BOURG DE THIZY

    THIZY

    MARNAND

    MARDORE

    LA CHAPELLE DE MARDORE

    Taux Communal

    6,96%

    6,96%

    6,96%

    6,96%

    6,96%

    Taux Syndicat

    3,68%

    3,68%

    3,68%

    3,68%

    3,68%

    Taux intercommunalité

    6,91%

    6,91%

    6,91%

    6,91%

    6,91%

    Taxe spéciale équipement

    0,213%

    0,213%

    0,213%

    0,213%

    0,213%



    Nous vous invitons à les comparer avec les taux appliqués précédemment sur votre commune d’origine.

    Notre collectif « Vivre ensemble » d’après les chiffres constatent :

    • Une baisse quasi générale du taux Communal sur l’ensemble des 5 communes sauf Thizy et Bourg de Thizy où il y a une légère hausse.

    • Une baisse importante et légère du taux Syndicat respectivement pour Bourg de Thizy et Marnand.

    • Une hausse importante pour les autres communes (Mardore, Thizy et La Chapelle de Mardore) pas toujours synonyme de baisse de la taxe d’habitation ; (en tous cas pour Mardore)

    • Le maintien du taux intercommunal.

    TAXE FONCIERE 2011/AVIS D’IMPÔTS 2012

    TAXE SUR FONCIER BÂTI

     

    BOURG DE THIZY

    THIZY

    MARNAND

    MARDORE

    CHAPELLE DE MARDORE

    Taux Communal

    13,65%

    13,31%

    18,98%

    20,58%

    16,54%

    Taux Syndical

    11,10%

    5,78%

    6,24%

    -

    3,95%

    Taux Intercommunal

    -

    -

    -

    -

    -

    Taux Départemental

    9,47%

    9,47%

    9,47%

    9,47%

    9,47%



    TAXE SUR FONCIER NON BÂTI

     

    BOURG DE THIZY

    THIZY

    MARNAND

    MARDORE

    CHAPELLE DE MARDORE

    Taux Communal

    21,06%

    15,30%

    39,95%

    38,87%

    34,87%

    Taux Syndical

    17,20%

    6,65%

    13,10%

    -

    8,32%

    Taux Intercommunal

    1,95%

    1,95%

    1,95%

    1,95%

    1,95%

    Taux Départemental

     

    -

    -

    -

    -

    -

    Ces chiffres sont issus du site http://www.proxiti.com/ qui se base sur les données du ministère des Finances.

    De plus, vous pouvez consulter le site http://www.lyoncapitale.fr/ qui fait état des emprunts toxiques contractés par le Conseil Général.




  • NOUVEAU PIED DE NEZ AUX ELECTEURS

    Elu Maire de la commune nouvelle Thizy les Bourgs le 5/01/13, pour le collectif Front de Gauche du Haut Beaujolais M. Mercier reproduit un schéma qu’il a déjà appliqué en 2008.

    En effet, Mars 2008, M. Mercier vient juste d’être élu Maire par son conseil municipal quand il annonce par courrier aux Thizerots sa démission aux fonctions de Maire pour se consacrer à la Présidence du Conseil Général et s’engage à ne pas se représenter aux élections cantonales de 2011.

    Dés Mars 2011, malgré ses promesses, il se représente aux élections cantonales où il est élu avec plus de 60% par les électeurs du canton et poursuit son mandat de Président du Département.

    En Juin 2009, il sera nommé sous le gouvernement Fillon, premier ministre Sarkozyste, Ministre de l’Espace Rural et de l’aménagement du Territoire jusqu’en Novembre 2010. Pendant cette période, il s’emploiera à réformer la loi sur les collectivités territoriales et en particulier celle sur le regroupement des communes qu’il mettra en application en Juin 2012, dés sa sortie du gouvernement, sur son territoire en l’imposant à ses électeurs.

    Le 1er Janvier 2013 les communes de Thizy, Bourgs de Thizy, Marnand, Mardore et La Chapelle de Mardore se regroupent pour donner naissance à la commune nouvelle Thizy les Bourgs.

    Le 5 Janvier 2013, en même temps qu’il est élu Maire de cette commune par ses paires, son mandat de Président du Conseil Général cesse. Depuis plusieurs semaines sa succession est pressentie en la personne de Danièle Chuzeville, fidèle de M. Mercier et conseillère municipale de la commune voisine Amplepuis.

    Comme pour le poste de Maire de Thizy où il était 1er adjoint, il risque d’être vice président du Conseil, pour ne pas rester trop loin afin de pouvoir influer sur les orientations politiques et comme il l’a déclaré sur France 3 être en charge personnellement de ce dossier.

    A la lecture de ce parcours, il apparait que quand M. Mercier est élu Maire, il démissionne pour devenir Président du Conseil Général et quand il est Président du Conseil Général, il démissionne pour prendre le mandat de Maire.

    Aussi, depuis l’accord négocié en catimini avec le Maire de Lyon de créer une Euro métropole et un Conseil Général des Monts du Lyonnais et du Beaujolais, M. Mercier s’est délimité une zone de « chasse gardée ». En effet, dans ce projet, s’il se présente aux prochaines cantonales, il se garantit de présider un Conseil dévoué aux centristes tout en affaiblissant les différentes forces d’opposition.

    Mais osera-t-il à nouveau reproduire son comportement de Mars 2008 s’il est élu en 2014 Maire de Thizy les Bourgs.

    Les électeurs se laisseront-ils berner une seconde fois de suite par cet homme à l’ambition insatiable qui l’empêche régulièrement de discerner le sens du mot démocratie dont l’origine grec signifie : dêmos, peuple et kratos, autorité.

    Mais il est vrai que pour en comprendre le sens, il ne suffit pas d’attendre d’être élu par celui-ci et ensuite de l’ignorer en décidant sans lui et soi disant pour lui.

    Pour le Front de Gauche, l’élu doit être au service du peuple et pas l’inverse, mais au bout de 43 ans de mandat, la dérive si elle est compréhensible n’est pas acceptable.



    Alors M. Mercier, permettez nous de vous renvoyer :

    « La politique c’est simple. Si on aime les gens, on les consulte mais on ne les manipule pas


  • Thizy, ville à l’abandon

    Depuis plusieurs années, les Thizerots constatent le déclin de leur ville et en particulier du centre avec la fermeture successive de commerces qui impacte sur la fréquentation et l’attractivité de Thizy.

    Cette ville devient une ville « morte » où certains quartiers laissent penser qu’ils sont abandonnés et où les nouvelles personnes qui s’installent, présentent des difficultés sociales et économiques et sont stigmatisées par la population.

    Le quartier de la rue du Château à Thizy, offre un triste spectacle avec, ces maisons en ruine laissées à l’abandon, des pierres jonchant les abords des ruelles, des barrières posées fortuitement pour prévenir à minima d’un éventuel danger mais aucun arrêté municipal pour prévenir de la situation. Ce quartier appartient au patrimoine et doit être en mis en valeur, c’est un lieu  historique de la ville.

    Le marché bihebdomadaire attire de moins en moins de monde et en particulier celui du Mercredi.

    La Mairie n’a entamé aucuns travaux de voirie pour la mise en conformité des trottoirs (1,40m de largeur et 1 cm de hauteur) et accès au lieu public (La Poste par exemple) pour les personnes à mobilité réduite dans le cadre de la loi sur l’accessibilité.

    Des constats plutôt alarmant sur la politique menée et un bilan négatif pour la municipalité actuelle de la commune déléguée de Thizy qui contraste avec celui de la mairie de Bourg de Thizy.

    Une commune nouvelle à plusieurs visages avec la « vitrine » le long de la nationale qui mène à Lyon à Bourg de Thizy avec ses zones, industrielle et commerciale, la ville « morte » à Thizy et la fermeture successive de ces commerces, et les communes rurales.

    La politique que nous engagerons pour la commune nouvelle sera de :

    Redynamiser le centre de Thizy en favorisant l’installation de nouveaux commerces à Thizy.

    Mettre en valeur son patrimoine historique, industriel et culturel

    Mettre en conformité les trottoirs et l’accès au lieu public pour les personnes à mobilité réduite

    Développer le marché avec la présence de producteurs locaux.

    Maintenir un équilibre dans le développement des communes déléguées au sein de la commune nouvelle au niveau commercial et industriel.